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La campagne de déclaration des revenus ouvre ses portes en avril. Pour la plupart des investisseurs, c’est le moment où les cases 2DC, 2TR et autres codes fiscaux refont surface — avec leur lot de doutes. PEA, assurance vie, compte-titres ordinaire, livret A : voici un tour d’horizon de ce qui se déclare, de ce qui est automatique, et de ce qu’il ne faut surtout pas oublier.
Ce que vous ne déclarez pas (ou presque pas)
Commençons par la bonne nouvelle : la majorité des épargnants n’ont rien à faire pour leurs livrets réglementés. Les intérêts du livret A, du LDDS et du LEP sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux — pas de case à cocher, pas de montant à saisir. C’est une des rares niches fiscales accessibles à tous et qui fonctionne sans aucune démarche.
Le PEA suit une logique similaire tant que vous n’effectuez pas de retrait. Les plus-values et dividendes accumulés à l’intérieur du plan ne génèrent aucune obligation déclarative annuelle. Seuls les retraits après 5 ans déclenchent une imposition (uniquement aux prélèvements sociaux à 17,2 % pour les gains) et doivent être mentionnés. Si vous avez retiré des fonds de votre PEA en 2025, attendez-vous à recevoir un IFU (Imprimé Fiscal Unique) de votre courtier — les montants y figurent déjà pré-remplis.
Le compte-titres ordinaire : là où ça se complique
Le CTO reste la case la moins automatique. En théorie, votre courtier transmet l’IFU à l’administration et les cases se pré-remplissent. En pratique, il vaut toujours mieux vérifier.
Ce qu’il faut contrôler manuellement :
- Les plus-values de cession (case 3VG si vous êtes soumis au PFU, ou 3VD si vous optez pour le barème progressif)
- Les dividendes perçus sur actions étrangères — notamment si vous détenez des ETF à réplication physique distribuant des revenus hors France, des retenues à la source peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt
- Les moins-values reportables : vérifiez qu’elles figurent bien dans votre avis d’imposition précédent (case 3VH), elles s’imputent automatiquement sur vos plus-values futures
Pour les investisseurs en ETF via un CTO, un point souvent négligé : les ETF capitalisants ne génèrent aucune distribution à déclarer. Seule la vente des parts déclenche la déclaration de plus-value. Un avantage significatif du mode « capitalisant » que bon nombre ignorent encore.
| Enveloppe | Dividendes à déclarer | PV à déclarer | Taux effectif max |
|---|---|---|---|
| PEA (après 5 ans) | Non | Uniquement en cas de retrait | 17,2 % (PS uniquement) |
| Assurance vie (après 8 ans) | Non | Uniquement en cas de rachat | 7,5 % + 17,2 % (abattement 4 600/9 200 €) |
| CTO | Oui | Oui | 30 % (PFU) |
| Livret A / LDDS | Non | N/A | 0 % |
Assurance vie : l’abattement que vous oubliez peut-être
Si vous avez effectué un rachat partiel ou total sur un contrat de plus de 8 ans en 2025, pensez à vérifier que l’abattement de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) a bien été appliqué par votre assureur. Certains assureurs le déduisent automatiquement dans l’IFU, d’autres non.
Pour les contrats récents (moins de 4 ans), les gains sont soumis au PFU à 30 % sans option possible. Entre 4 et 8 ans : 15 % de prélèvement forfaitaire + PS. L’option pour le barème progressif peut être plus favorable selon votre tranche marginale — à simuler cas par cas.
👉 Ce que ça change concrètement
Si vous investissez via un PEA chez [🔗 LIEN AFFILIÉ Trade Republic] ou [🔗 LIEN AFFILIÉ Fortuneo], vos obligations fiscales se limitent aux retraits effectués. En l’absence de retrait en 2025, la déclaration est quasi nulle — c’est l’un des avantages majeurs du PEA pour les investisseurs long terme en ETF. Pour votre CTO en revanche, vérifiez votre IFU ligne par ligne, notamment si vous avez arbitré des positions en cours d’année.
En résumé
La règle d’or : plus votre patrimoine est concentré sur des enveloppes fiscales (PEA, assurance vie), moins vous avez de travail en avril. Le CTO reste l’enveloppe la plus déclarative. Pour les investisseurs qui accumulent en DCA sur des ETF en PEA, la déclaration 2026 ne prendra pas plus de cinq minutes.
Pour les autres, vérifiez votre IFU, croisez-le avec votre relevé de compte, et assurez-vous que vos moins-values antérieures sont bien reportées. C’est souvent là que les erreurs se glissent — et que quelques euros d’impôt peuvent être récupérés.
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